Une prison transformée en fournisseur d'énergie renouvelable ? L'idée est brésilienne.

Au Brésil, à Santa Rita do Sapucaí, une ville située quelque part entre Sao Paulo et Belo Horizonte, un directeur de prison a eu eu une idée qui a fait le tour du monde en quelques jours. Gilson Silva Rafael a en effet installé dans son établissement plusieurs vélos d'appartement reliés à des générateurs : en pédalant, les prisonniers produisent une électricité aussi propre que renouvelable.

Mais quel avantage cela présente-t-il pour des prisonniers qui ne demandaient peut-être pas autant d'attentions ? Tout simplement, en adhérant à ce programme original et en acceptant de pédaler, les 130 personnes concernées peuvent obtenir des remises de peine. Seize heures passées à pédaler équivalent à un jour en moins sur la peine leur restant à effectuer. L'énergie produite permet non seulement d'allumer quelques lampes à l'intérieur de la prison, mais aussi d'éclairer une petite place de la ville. Et c'est aussi là qu'est la bonne idée : du fond de leur geôle, et tout en gardant la forme, les prisonniers se sentent utiles à la communauté qu'ils ont quitté et qu'ils rejoindront tôt ou tard, celle des gens libres.

Le directeur de la prison voit d'ailleurs plus grand pour ses hommes dont il aura la charge pendant quelques années, puisqu'il ambitionne d'équiper sa prison de 10 vélos de ce genre qui seraient alors capables de fournir suffisamment d'électricité renouvelable pour éclairer une avenue entière de la cité brésilienne.

Les Etats-Unis pourraient s'en inspirer, eux qui comptent, avec plus de deux millions de citoyens emprisonnés, la plus grande population carcérale de la planète.