Depuis quelques jours, nous avons droit à un débat curieux. Faut-il ou non abattre un loup pour protéger les troupeaux des bergers de la région ? Les dizaines d'attaques dont ont été victimes les exploitants et les centaines de têtes de bétail perdues ont semble-t-il décidé les autorités, puisque la préfète des Hautes-Alpes a décidé d'autoriser un "tir de prélèvement", ou un "abattage d'un loup" pour parler plus clairement.  

Si la décision n'a rien de scandaleuse (après tout, si un loup est capable de décimer des troupeaux entiers, pourquoi ne s'attaquerait-il pas à l'Homme ?) et qu'elle évitera sans doute quelques débordements (une battue organisée et officielle pour calmer l'opinion publique et éviter une expédition punitive de quelque berger qui aurait soif de "justice"), elle interroge. Pourquoi vouloir à tout prix réintroduire une espèce dans un milieu d'où elle a disparu pour décider de son abattage quelques années plus tard ?

Voici donc un petit dossier sur ces espèces pour lesquelles il aurait mieux valu réfléchir à deux fois avant de prendre la moindre décision...