Voilà l'animal qui défraie en ce moment la chronique. Disons à égalité avec le requin dans le port de Saint-Tropez. Avant de poser un problème à certaines personnes, le loup avait pourtant complètement disparu du territoire français dans les années 30. Chasse et destruction de son habitat avaient eu raison de lui. Et puis il est réapparu en France en 1992.

Une vingtaine d'années plus tard, entre reconquête naturelle de leur territoire et réintroductions organisées par les pouvoirs publics, on dénombre 190 individus dans l'ensemble du pays. Mais à la fin du mois de juillet 2011, 2115 moutons sont morts suite à 583 attaques recensées du loup, principalement dans les Alpes-Maritimes et le Var.

Pour empêcher, ou du moins maîtriser ses attaques, l'Etat autorise chaque année quelques "prélèvements" sur l'espèce. L'Etat autorise la chasse au loup, en fait, même si celle-ci reste très limitée. Pour l'année 2010-2011 par exemple, six loups pourront être abattus, au maximum.

L'intérêt d'aller chercher des loups en Pologne, de les amener en France, de les observer, de les voir se reproduire et assurer la survie de l'espèce, pour finalement leur coller une balle entre les deux yeux ? On cherche toujours…