Le tri des déchets récompensé : preuve que le geste n'est pas encore automatique ?

"Villages de charme", "villes et pays d'art et d'histoire", "ville fleurie", "ville internet"... Les labels accordés aux municipalités se multiplient pour le plus grand bonheur de maires toujours ravis de les mettre en avant quand vient l'heure des bilans. Parmi tous ceux-ci, l'un deux a retenu notre attention : le label Qualitri.

Lancé depuis 6 ans, il est décerné par l'ADEME, Eco Emballages et l'Association des Maires de France. Si cette dernière association vous dit quelque chose, cela remonte sans doute à l'époque où Evelyne Thomas (souvenez-vous...) était pressentie pour être notre nouvelle Marianne : les rumeurs accusaient l'AMF d'être à l'origine de cette candidature. Ca, c'était pour l'anecdote amusante. Le label "récompense les collectivités pour la qualité de leur service, première étape indispensable au développement du recyclage". Une seule condition est requise pour tenter sa chance : regrouper plus de 10000 habitants. Environ 900 communes sont donc éligibles en France métropolitaine, sans compter les communautés de communes.

La valorisation du tri des déchets reste évidemment la principale raison d'être du label Qualitri, mais ses promoteurs ont d'autres objectifs parallèles : la promotion de la démarche d’optimisation, le renforcement de l’animation locale, l’amélioration progressive de la qualité du service public de collecte, ainsi que la capitalisation d’expériences. 49 collectivités ont obtenu le label en 2011, et aucune région, de l'Alsace à l'Aquitaine, ou de la Bourgogne à la Bretagne, ne semble vouloir laisser échapper le sésame.