Une action de protestation contre la situation précaire dans laquelle se trouve le secteur de l'énergie solaire. Depuis le moratoire de l'Etat sur la filière photovoltaïque, qui a été suivi d'un nouveau dispositif de soutien et d'une nouvelle tarification de rachat de l'électricité solaire (occasionnant au passage quelques dommages collatéraux, dont la condamnation de nombreux projets de PME françaises qui a elle-même entraîné 14 000 licenciements), le dossier de Frank Leborgne, selon ses propres mots, "n'entre plus dans aucune case ; il n'y a plus de tarifs de rachat de l'électricité pour les centrales solaires de moins de 250 KWC".

Selon lui, il y a eu rétention administrative sur son projet pilote de 60 suiveurs solaires géants (ils suivent la rotation du soleil, améliorant ainsi la productivité de 44 % dans les régions peu ensoleillées comme en Bretagne, là où se situe sa propre installation). Son dossier a traîné pendant plusieurs mois, et l'accord lui a été envoyé juste après le début du moratoire, le 4 décembre, alors qu'il avait été daté du 24 novembre 2010. 

En grève de la faim depuis douze jours et hospitalisé depuis le 21 juillet au soir, Frank Leborgne ne renonce pas à ses revendications. Il est par ailleurs soutenu par Eva Joly et par tous les professionnels du solaire, qui ont manifesté le 20 juillet.