Le premier problème que cela pose, c'est que c'est très moche. Surtout pour une ville comme Paris, qui se veut "belle". Mais pour n'importe quelle ville, le problème serait le même.

Le second problème que cela pose, c'est que de telles toitures provoquent des dérèglements climatiques à petite échelle, des dérèglements qui ont même un nom qui leur est propre : des îlots de chaleur urbains. En été, de telles surfaces goudronnées, combinées à une climatisation qui tourne à plein régime ou à de grandes surfaces vitrées, absorbent bien plus de calories solaires que ne le ferait une surface "normale". Le résultat, c'est que les élévations de températures, localement, sont parfois impressionnantes.

Les conséquences, imperceptibles par l'être humain lambda, sont pourtant bel et bien présentes. Par exemple, les rosées matinales s'estompent, et sans elles pour les alourdir et les amener au sol, de nombreuses particules restent en suspension dans l'air, augmentant les risques de maladies respiratoires pour les riverains. La biodiversité n'a pas sa place dans de tels lieux : que viendraient faire des insectes, oiseaux, ou mêmes plantes, sur des toitures exposées en plein cagnard toute l'année et où les températures peuvent allègrement dépasser les 50 degrés lors des vagues de chaleur ?

Voilà une dérive de la société urbaine qu'il faut endiguer. La solution existe déjà : on lève le pouce bien haut pour les toitures végétalisées.