Un journaliste américain a enquêté sur le coton bio et équitable des sous-vêtements, et en a tiré quelques conclusions.

"Burkina Fashion", c'est le nom de la gamme de lingerie de la célèbre marque Victoria's Secret. Sa particularité : le coton burkinabé utilisé pour la confection des dessous est 100% biologique et issu du commerce équitable. Une jolie initiative de la marque américaine.

Mais Cam Simpson, un journaliste américain, s'est intéressé à ce coton, justement. Et il n'a apparemment rien trouvé à redire sur les qualités environnementales, ni engrais chimiques ni pesticides. En revanche, il a fait quelques découvertes pas franchement jolies en s'intéressant à la main d'oeuvre chargée de récolter le coton qui sera transformé en divins dessous : des enfants mal nourris triment pieds et mains nus dans les champs du Burkina pour ramasser la matière première. C'est une enfant de 13 ans, Clarisse Kambire, qui fait figure de symbole pour le journaliste. Prise dans le cadre d'un programme visant à améliorer la situation des femmes et à donner un accès à l'éducation, la jeune fille s'est retrouvée battue et insultée par ses supérieurs.

Cam Simpson ne s'est pas arrêté là et remet en question le processus de contrôle de Fairtrade International, organisme certificateur du commerce équitable, qui serait quelque peu laxiste. Fairtrade International dément évidemment formellement les accusations dont elle est la cible et a publié un communiqué en ce sens sur son site web.

Cela suffira-t-il à faire trembler l'empire Victoria's Secret, ses 5 milliards de dollars annuels de ventes, ses défilés diffusés partout dans le monde, et ses égéries (Miranda Kerr et Adriana Lima en tête) ? On n'en est pas certain.