Les scientifiques nous le prédisent : si nous continuons sur la voie dans laquelle nous sommes tous engagés, à faire semblant d'agir pour endiguer le réchauffement climatique, les catastrophes naturelles vont se multiplier.

Tempêtes, tornades, inondations, canicules, ou grands froids, tout cela nous tombera dessus à des intervalles de plus en plus rapprochés. Alors nous pouvons agir dès aujourd'hui en adoptant des comportements plus responsables, chacun à notre niveau : tri des déchets, favoriser les produits issus de l'agriculture biologique, passer à la voiture électrique, revoir la politique énergétique mondiale en favorisant les énergies renouvelables... Tout ce dont nous parlons à longueur d'année, finalement. Pour une fois, nous allons dévier quelque peu de notre ligne éditoriale et vous présenter une invention de designers visiblement résignés. Résignés sur l'avenir du monde, qui ne croient plus que les choses puissent encore changer, pour qui la succession des catastrophes naturelles est l'avenir qui nous attend tous.

Pour échapper au sort des milliers de victimes annuelles de ces dérèglements climatiques, Adis Sabic a inventé la Zetra, un concept car censé protéger ses occupants en cas de catastrophe. Les passagers sont protégés par une capsule faite d'un matériau qui absorbe les chocs, et conçue pour résister à des impacts avec des pierres ou des panneaux de signalisation routière projetés sur l'habitacle par un vent surpuissant. Le reste du véhicule s'inspire en partie de technologies militaires pensées pour protéger les occupants de toute agression extérieure, et le designer évoque à demi-mot l'horizon 2030 pour une mise sur le marché. Le point faible de ce Zetra, pour l'instant, est qu'il ne protégerait pas ses occupants d'une inondation : la capsule n'est pas complètement hermétique pour permettre à ses occupants de respirer : si elle laisse passer l'air, elle laissera aussi passer l'eau.

Si cette voiture améliorée ne vous a pas complètement convaincu, il reste toujours les bateaux géants du film "Le jour d'après", mais si on en croit Hollywood, le ticket d'entrée se négocierait à un milliard d'euros. Et nous, on ne les a pas...