ENERGIE NUCLEAIRE

A une époque où le président de la République s'appelait Georges Pompidou, à qui succèdera Valéry Giscard d'Estaing, la France a fait un choix stratégique visant à assurer son indépendance énergétique : celui de l'énergie nucléaire. Plus de quarante ans plus tard, le pays compte 58 réacteurs répartis dans 19...

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A une époque où le président de la République s'appelait Georges Pompidou, à qui succèdera Valéry Giscard d'Estaing, la France a fait un choix stratégique visant à assurer son indépendance énergétique : celui de l'énergie nucléaire. Plus de quarante ans plus tard, le pays compte 58 réacteurs répartis dans 19 centrales, et qui produisent aujourd'hui près des trois-quarts de l'électricité consommée en France. Quatre de ces réacteurs ont pour mission de fournir l'énergie nécessaire à l'enrichissement de l'uranium qui sera ensuite utilisé comme combustible pour produire de la chaleur, elle-même transformée en électricité. Les 54 réacteurs restant produisent de l'électricité.

D'un point de vue écologique, le choix du nucléaire peut de prime abord sembler pertinent : les centrales ne rejettent pas la moindre particule de CO2 dans l'atmosphère, seulement de la vapeur d'eau consécutive au refroidissement des réacteurs. Mais parallèlement, l'industrie produit des déchets que l'on ne sait pas retraiter, et qui s'entassent dans des entrepôts, faisant craindre à tout moment une pollution d'envergure. Et puis comment ne pas parler de ces deux catastrophes qui ont marqué l'histoire de l'énergie nucléaire, celles de Tchernobyl en 1986, ou de Fukushima en 2011 : deux centrales qui révèlent leurs faiblesses et irradient pour des siècles les terres environnantes, tout en rejetant de larges nuages de vapeurs toxiques qui iront balayer les pays voisins au gré des vents. Face à ces risques, de nombreux pays font le choix de se priver de l'énergie nucléaire comme l'Allemagne, qui prévoit d'en sortir complètement d'ici 2030, au profit des énergies renouvelables.

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