La chaîne de magasins change ses méthodes d'approvisionnement et privilégie le transport fluvial.

Vous connaissez peut-être Franprix, la chaîne de magasins de proximité, que l’on retrouve dans certaines villes de France, mais aussi et surtout partout, absolument partout dans la région parisienne. Rien que dans la capitale, on en dénombre pas moins de 300. Comme tous les magasins en centre ville, leur réapprovisionnement pose problème, et nécessite un incessant ballet de camions de livraison : parking en double-file, pollution sonore pour les riverains, et même pollution tout court.

Détenus en très grande partie par le groupe Casino, les magasins Franprix entament une mue écologique dans leur fonctionnement : 80 d’entre eux seront désormais livrés en partie par bateau. Comment ? C’est tout simple : la marchandise est préparée dans un entrepôt du Val-de-Marne, chargée sur des barges qui rejoignent la Seine pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres jusqu’au Port de la Bourdonnais. Juste au pied de la Tour Eiffel. Ce sont les 80 magasins qui sont situés dans un rayon de 4 kilomètres (soit dans les Ier, IIe, IVe, VIIe, VIIIe, XVe et XVIe arrondissements) qui verront leurs produits livrés par voie fluviale. Malheureusement, on ne peut toujours pas se passer des camions, qui seront chargés d’apporter les marchandises aux points de vente à la descente de la barge.

Néanmoins, l’initiative permettra de faire baisser les émissions de CO2 de 37% sur ce parcours, ainsi que l’économie de 450 000 kilomètres par an, en partie sur l’autoroute A4 qui relie la capitale à sa banlieue Est. Le transport par voie fluviale et le ferroutage, qui permettent d’acheminer de grandes quantités de marchandises en rejetant un minimum de CO2, ne représentent aujourd’hui qu’une part infime du transport de fret : et si Franprix montrait la voie à ses concurrents ?