Après le loup dans les Alpes, voici l'ours dans les Pyrénées, l'animal emblématique des politiques de réintroductions animales en France. Capturés à l'étranger et relâchés sur les pentes du massif franco-espagnol, ils sont censés évoluer en liberté totale. Il restait quelques individus isolés dans les Pyrénées quand le gouvernement français décide de réintroduire, dès 1996, quelques individus venus des montagnes slovènes. Première colère des éleveurs locaux, et deuxième salve d'animaux réintroduits en 2006.

Seulement entretemps, lors d'une battue au sanglier, un chasseur abat Cannelle, dernière ourse "de souche" des Pyrénées. Tollé général. Mais le chasseur plaide un "état de nécessité" devant la Cour qui le juge et bénéficiera d'abord d'un non-lieu, avant que des associations écologistes n'obtiennent son renvoi devant un tribunal correctionnel et finalement condamné à payer une forte amende. On est triste pour l'ourse, pour le condamné, mais on s'amuse en repensant au sketch des Inconnus sur les chasseurs.

Depuis, des cas d'attaque d'ours sur du bétail sont régulièrement rapportés, et on est prêt à mettre une petite pièce qu'il ne faudra plus très longtemps pour qu'un berger local victime d'une de ces attaques de bétail décide de se faire justice tout seul lui-même.