Web & Techno

Financer l’économie solidaire avec ma carte bancaire ?

Le LDD, une vision écologique des banques

Le monde merveilleux des banques : ses agences, ses applis smartphone, sa jungle de services et, pour certains d’entre nous, sa réputation parfois peu enviable. Pourtant, au-delà des clichés, les banques peuvent apporter le service idéal, même au citoyen un brin écolo qui n’est pas forcément rassuré par le secteur. [41] Il lui suffit de choisir l’établissement bancaire le plus susceptible de le satisfaire (il existe forcément, il suffit de bien se renseigner : frais d’agence, utilisation des fonds, guichets à côté de chez vous, etc…) et de placer ses économies sur un livret développement durable et solidaire, descendant du défunt Codévi !

 

Caractéristiques et conditions du LDD (Livret de développement durable et solidaire)

Les conditions pour y avoir accès : être majeur et résident fiscal français (ou « mineur disposant de revenus personnels et ayant demandé une imposition séparée » pour citer l’administration), et ne pas détenir d’autre LDDS dans une banque concurrente à celle de votre coeur. Avec un montant maximal de 12 000€, le LDDS offre à ses détenteurs un taux de rémunération de 0,75% et autorise, comme n’importe quel compte courant, le retrait par carte bancaire au distributeur du coin.

Mais au fait, pourquoi le livret de « développement durable et solidaire » ? Eh bien parce que les fonds placés sur les LDDS sont prêtés pour réaliser des travaux d’économies d’énergie sur des logements anciens : conversion aux énergies renouvelables (panneaux solaires, pompes à chaleur et autres) ou travaux d’isolation sont ainsi concernés. Et quand on pense que 25% des émissions françaises de CO2 sont générées par nos logements, le recours aux fonds des LDDS ressemble plus à une option sérieuse pour le futur de notre planète qu’à un tour de passe-passe marketing. « L’option sérieuse » deviendrait presque « recours nécessaire » en s’attardant sur les chiffres impressionnants du LDDS : 25 millions de ces comptes ouverts en France, sur lesquels sont placés quelques 101 milliards d’euros. 101 milliards d’euros, la somme vaut la peine d’être répétée, non ? Le « développement durable » du LDDS étant désormais expliqué, il nous reste à nous pencher sur le « solidaire ».

Depuis quelques semaines, la loi oblige même les banques à proposer à leurs clients de reverser une partie ou la totalité de leur épargne (et/ou de ses intérêts) à une structure de l’économie sociale et solidaire, soit un « ensemble d'entreprises organisées sous forme de coopératives, mutuelles, associations, ou fondations, dont le fonctionnement interne et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d'utilité sociale » d’après la définition officielle du ministère de l’Economie.Biocoop, la Croix Rouge ou la Fondation Abbé Pierre font par exemple partie de ces entreprises sociales et solidaires, qui regroupent plus de 2 millions de travailleurs en France.

Et si vous apportiez votre modeste pierre à cet édifice durable qui semble définitivement lancé sur les bons rails en ouvrant un LDDS ?

Le laser va-t-il enterrer les étiquettes ?

Article précédent

Margot Robbie ambassadrice de Nissan électrique

Article suivant

Tu pourrais aussi aimer

commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *