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Sur Instagram, la chasse aux selfies animaliers

Si vous êtes adepte des réseaux sociaux et possesseur d’un smartphone, vous faites sans doute partie des 700 millions d’inscrits à Instagram, plateforme de partage de photos et de vidéos prises par les utilisateurs. Chaque jour, un demi-milliard d’entre eux publie, regarde ou interagit avec d’autres profils, faisant d’Instagram l’un des réseaux les plus fréquentés de la planète, loin derrière Facebook, mais largement devant Twitter ou Snapchat.

Et il y a fort à parier qu’au gré de vos pérégrinations virtuelles, vous serez tombés sur un de vos contacts prenant la pose avec un animal exotique. Ici cette starlette de télé réalité qui s’offre un frisson en caressant un tigre de 250 kilos, ou là votre collègue en goguette dans l’hémisphère Sud qui câline un koala. Sauf que derrière ces publications publiées, aimées, et partagées parfois des millions de fois, se cache peut-être de douloureuses coulisses, dont les animaux sont les premières victimes. Si ce tigre ne déchiquette pas la demoiselle qui arbore son plus beau sourire, c’est peut-être qu’il est bourré de médicaments pour se tenir à carreau dans sa cage de 4 mètres carré. Et si ce collègue a un koala dans les bras, celui-ci a peut-être été arraché à sa famille et son milieu naturel pour satisfaire les délires photographiques de touristes en mal de dépaysement et en quête de reconnaissance virtuelle.

Instagram semble avoir compris les dérives possibles de son modèle (une ONG anglaise estime d’ailleurs que les selfies avec des animaux sauvages ont augmenté de 292% sur le réseau depuis 2015) et a mis en place un message d’avertissement à destination des utilisateurs amateurs de ce genre de photos. Lorsqu’il tape « #koalaselfie » dans la barre de recherche, l’utilisateur se voit désormais notifier ceci : « La maltraitance animale et la vente d’animaux en voie de disparition ou de certaines parties de leur corps n’est pas autorisée sur Instagram; Vous recherchez un hashtag qui pourrait être associé à des publications encourageant des comportements nuisibles pour les animaux ou l’environnement. »

Alors certes, ce genre de message ne changera rien du jour au lendemain mais, adressé quotidiennement à des millions de gens, il contribuera sans nul doute à faire évoluer les mentalités sur le long terme. Prochaine étape, supprimer les photos incriminées ?

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