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Voitures et vélos électriques, une invention loin d’être moderne.

 

Bien avant que le vélo électrique ne fasse son apparition et inonde les sites internet spécialisés, deux inventeurs ont chacun créé des prototypes de bicyclettes utilisant la machine à vapeur et un moteur à combustion interne. C'était en 1867, mais ce ne serait pas avant 1895 que l'on se retrouverait avec le premier brevet de vélocipède électrique, déposé par Ogden Bolton Jr avec le numéro US552271, qui a introduit une amélioration pour que le vélo fonctionne avec l'électricité. Il décrivit lui-même : « 6 pôles avec balais et un commutateur de courant continu (DC) avec un moteur central dans la roue arrière ». À peine un an plus tard, Charles Theryc déposait le brevet US572036 décrivant le fonctionnement d'un moteur électrique de moyeu à réducteur planétaire, technologie aujourd'hui largement employée dans les vélos électriques à moteur-roue.

 

 

On peut être surpris de voir que le moteur de moyeu ait été inventé il y a 120 ans, mais avec les années qui passent, ces inventions révolutionnaires ne sont finalement pas implémentées par les grandes firmes, ce qui laisse penser que tout produit qui n'implique pas une obsolescence programmée n'est pas une affaire : la batterie du smartphone doit durer un an, celle de l'ordinateur portable deux ans, pour les frigos il n'existe pas de pièces de rechange au bout de cinq ans,… et n'oublions pas l'ampoule qui ne grille jamais, inventée par un espagnol menacé de mort, ou de ces machines à laver allemandes d'avant-guerre qui fonctionnent toujours et dont le fabricant a fait faillite lorsqu'ils n'avaient rien à réparer. La consommation et l'économie de notre société sont basées sur des produits avec date de péremption.

Saviez-vous que la première automobile qui ait été inventée était également électrique ?

Elle a commencé à circuler dans les rues au XIXe siècle, entre 1832 et 1839. La date exacte de sa naissance est inconnue car il s'agissait d'un homme d'affaires écossais qui l'a rendu possible pour son usage personnel. Robert Anderson a eu tous les honneurs d'inventer la première automobile électrique pure avec une batterie d'énergie qui ne se rechargeait pas, puisque ce ne fut que vers 1880 que les batteries rechargeables apparurent sur le marché.

Pourtant, la guerre a fait pencher la balance en faveur des moteurs à combustion, pour satisfaire le besoin de puissance et d'autonomie afin d'être fiables sur le champ de bataille. Le prix ridicule de l'essence a énormément contribué à la prolifération de ces véhicules en détrônant le moteur électrique. Paradoxalement, la pollution massive et les prix exorbitants du carburant sont maintenant en train d'inverser la situation et l'avenir, semble-t-il, sera dominé à nouveau par les moteurs électriques : silencieux, non polluants et surtout bon marché et durables.

Les voitures électriques ont encore le handicap de procurer une autonomie très limitée qui approche, dans de nombreux cas, les 150 kilomètres, chiffre ridicule si on le compare à l'autonomie des véhicules à moteur à explosion. De plus, le réseau de recharge est encore plutôt limité. En revanche, les motos et scooters électriques disposent d'une autonomie plus utilisable par rapport à l'idée qu'on se fait du véhicule, autour de 80 kilomètres, et c'est pour cela que les vélos à assistance électrique, avec des autonomies de 50 à plus de 120 kilomètres dans certains cas, sont de plus en plus populaires. En effet, on peut recharger la batterie sans l'extraire du vélo, ou au contraire la retirer facilement afin de la recharger là où cela nous convient, que ce soit chez soi ou au bureau, et le chef ne pourra rien vous reprocher puisque la recharge ne coûtera pas plus d'une dizaine de centimes. Par ailleurs, en n'étant pas nécessairement soumis à l'assurance ni aux divers impôts ou taxes, ils deviennent une sortie pour ces personnes pour lesquelles l'utilisation quotidienne de la voiture entraînerait une dépense insoutenable ou qui souhaitent simplement échapper aux embouteillages.

Pour favoriser l'achat de ces deux-roues électriques et à pédales, tout comme pour l'acquisition des voitures ou des cyclomoteurs électriques dans le cadre du Bonus Écologique, le gouvernement attribue une aide à toutes celles et ceux qui achètent un VAE. Cette aide qui peut aller jusqu'à 200€ existera jusqu'à fin janvier 2018, après quoi un nouveau dispositif similaire mais plus réducteur prendra le relais. Au moment de choisir, on doit prêter attention à la conception et aux détails d'assemblage de chaque vélo, ce en quoi s'est impliqué Bikelec.fr dès ses débuts. Cette prime gouvernementale a donné une réelle impulsion l'an passé dans les ventes de cycles électriques, avec 250.000 attributions, et il ne fait aucun doute que dans les prochaines années, les villes seront pleines de ces véhicules si bienfaisants.

 

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