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Ecologique mon sapin de noël ?

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Chaque année, on estime que 21% des foyers français achètent un sapin de Noël. Soit de 6 à 6,5 millions d’arbres vendus, parmi lesquels il faut compter un million de modèles artificiels. C’est le Nordmann qui occupe la place de résineux le plus vendu des fêtes : d’un côté il ne dégage aucune odeur (tant pis pour les amoureux des effluves de sapin), de l’autre il ne perd pas ses aiguilles. Pratique. En moyenne, les Français dépenseront 24 euros pour s’acheter un arbre de Noël, idéalement haut de 1,50 à 2 mètres. Mais alors que la période de Noël rime avec “abattage de millions d’arbres”, il est pourtant possible de concilier l’esprit des fêtes et l’écologie.

D’abord, il existe une solution venue de Suisse, qui permet de jouir d’un arbre de Noël parfait, sans que cela entraîne pour autant son abattage. La société Ecosapin, qui s’est récemment trouvée un ambassadeur en France installé en Bourgogne, propose aux habitants de Paris intra-muros, à ceux de Neuilly-sur-Seine, ainsi qu’à ceux des départements de Côte d’Or et de Saône et Loire, de louer ses sapins. Le principe est simple : vous commandez le sapin sur le site de la société, qui vous le livre, en pot, à la date souhaitée, et vient le récupérer après les fêtes. Le sapin est alors replanté dans les pépinières d’Ecosapin. S’il repart, il sera remis sur le marché au Noël qui suit. Sinon, il sera valorisé en biogaz. Rien ne se perd.

Mais si vous habitez un des 95 départements non-concernés par cette offre, renseignez-vous, votre commune a peut-être mis sur pied une collecte des sapins usagés au mois de janvier. Les mairies de Lille, Montpellier et Paris proposent ainsi de récupérer les sapins (les vrais, pas les artificiels) après les fêtes et de les retraiter. Comment ? En les passant à la broyeuse. Le résultat obtenu, mélange de sciure et d’aiguilles, ne part pas très loin puisqu’il sera répandu sur les massifs municipaux de fleurs et d’arbres. Grâce à cette couche au sol, l’eau ne s’évaporera plus aussi facilement et demandera donc des besoins moindres en arrosages, mais le sol sera mieux protégé de l’érosion, et permettra à la biodiversité microscopique de se développer. Auparavant, le sort des sapins de Noël était de finir incinérés : en étant broyés et répandus au sol, ils ne rejettent aucune quantité de CO2. Ce qui n’est pas le cas lors de l’incinération, où ils libèrent alors tout le gaz carbonique absorbé durant leur croissance. A elle seule, la ville de Paris a réussi à récolter plus de 27 000 sapins l’année dernière, et va chercher à battre ce record.

Sinon, il reste l’option IKEA : le marchand de meubles suédois vend ses sapins 20 euros, et vous rembourse 19 euros si vous les rapportez après les fêtes. La différence de 1€ est reversée par IKEA à l’ONF, qui mène des opérations de protection et de reforestation. Bref, pour donner à son sapin une couleur encore plus verte, les solutions existent.

 

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