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Greenpeace lance sa nouvelle campagne à Rio+20

Avec la tenue du sommet Rio+20, l'environnement et toutes celles et tous ceux qui s'y intéressent, bénéficient d'un coup de projecteur salutaire. Greenpeace en profite donc, saisit sa chance, et choisit ce moment symbolique pour lancer une de ses campagnes les plus ambitieuses. Son but, c'est de faire de l'Arctique un sanctuaire, protégé de tout forage pétrolier et de toute entreprise de pêche industrielle. Finalement, l'ONG ne demande rien de plus qu'un rééquilibrage avec ce que l'on appelle le "pôle Sud", protégé des compagnies minières, qui sont avantageusement remplacées par des équipes scientifiques internationales. 

Pour l'aider dans sa tâche, Greenpeace s'est adjoint le soutien d'une centaine de personnalités internationales. Jugez plutôt : Hugh Grant, Penelope Cruz, Jude Law, Emily Blunt, Javier Bardem, Robert Redford, ou Jeremy Irons pour le cinéma ; le milliardaire-aventurier Richard Branson, les chanteurs Paul McCartney, Annie Lennox, ou Bryan Adams. Et même la styliste Vivienne Westwood. Oui, Vivienne Westwood, celle-là même qui avait relooké les gourdes SIGG

Les noms de ces stars seront inscrits sur un "rouleau arctique" par l'ONG, et quand un million de personnes au moins auront rejoint le mouvement, Greenpeace ira déposer ce rouleau sous les glaces du pôle Nord, à 4 kilomètres sous la surface. Pour marquer son emplacement, ce rouleau sera surmonté d'un "drapeau pour l'avenir", qui sera réalisé par des enfants.

Pour marquer le lancement de sa campagne, Greenpeace a envoyé une armée d'ours polaires (des faux, évidemment) devant les bâtiments emblématiques du monde entier pour porter le message "Save the Arctic". Et à Rio, lieu du sommet, c'est un ballon d'une douzaine de mètres en forme d'ours blanc qui a traversé les cieux de la cité.

Petit rappel : si les compagnies pétrolières veulent faire des forages en Arctique, ce n'est pas dans l'espoir de trouver quelque chose. Elles savent qu'elles trouveront, puisque les experts estiment que les sous-sols de la région renfermeraient quelques 900 000 milliards de dollars d'hydrocarbures. Un joli pactole, mais aussi un cataclysme écologique, qui intéresse nombre de pays, comme la Russie, le Canada, les Etats-Unis ou la Norvège. Même le Danemark est intéressé par la propriété de l'Arctique. L'occasion de vous renvoyer vers notre dossier "Et si le Pôle Nord était Danois ?"… 

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