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Nano Light, une LED qui bat des records

nano light lampe LED Nanolight

Au début était le soleil. Puis le feu. Puis la lampe à huile. Puis la lampe à pétrole. Puis les ampoules à incandescence. Puis les LED. Et enfin les dispositifs à basse-basse-basse consommation. Voilà comment nous pourrions résumer l’historique des dispositifs d’éclairage à la disposition du genre humain. Evacuons de suite les quatre premiers, que seuls nos ancêtres ont connu, et passons à l’éclairage du monde moderne, celui qui commence avec les ampoules à incandescence, également connues sous le nom de “bulbes à filament”.

Utilisées pendant des décennies, celles-ci ont finalement peu à peu été abandonnées au profit de dispositifs moins gourmands en énergie. Car l’éclairage, mine de rien, avec ses 400 kWh, représente environ 15% de la consommation énergétique annuelle d’un foyer français. Le problème des ampoules à incandescence, chacun d’entre nous a pu l’expérimenter : elles produisent plus de chaleur que de lumière. Nous parlons tout de même là de lampes qui ne convertissent que 5% de l’électricité qu’elles reçoivent en lumière, et produisent de la chaleur avec les 95% restants. L’Union Européenne ne s’y est pas trompée en contraignant ses membres à retirer ces ampoules des rayons des magasins avant fin 2012. Avec les LEDs, la donne change : les diodes électro-luminescentes consomment dix fois moins d’énergie que leurs ancêtres, éclairent beaucoup mieux, et ont une durée de vie de 15 à 50 fois supérieure. Mois de gaspillage d’énergie, moins de volume d’ampoules dans les décharges… Tout le monde semble y gagner.

Pourtant, cela n’empêche pas les professionnels du secteur de chercher à encore améliorer leurs produits. Trois ingénieurs essaient ainsi de lancer la “Nano Light”, soit une ampoule capable de générer 1600 lumens (l’unité de puissance lumineuse) pour 12 watts consommés. Soit 133 lumens par watt, à comparer aux 90 lumens par watt fournis par les LEDs les plus efficaces du marché actuel. Pour lancer leur produit, nos trois hommes ont choisi de le proposer directement aux internautes, sur la plateforme de financement participatif KickStarter. En cas de succès, les multiples financeurs du projet se verront non seulement remboursés, mais en plus rémunérés en fonction de leur engagement. Pour démarrer une production à petite échelle, les créateurs de la Nano Light avaient besoin de 20 000 dollars. A l’heure où ces lignes sont écrites, et alors même qu’il reste plus de trois semaines aux internautes pour les aider, ils ont déjà récolté plus de 180 000 dollars de dons, ce qui devrait leur permettre d’avancer plus vite que prévu.

D’ici à trouver la Nano Light en rayons dans votre supermarché favori, il risque quand même de se passer quelques années.

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